Lanifibranor

Lanifibranor

Notre principal candidat médicament lanifibranor est en cours de développement pour le traitement des patients atteints de la sclérodermie systémique (SSc) et de la stéatohépatite non alcoolique (NASH), deux maladies pour lesquelles il n’existe actuellement aucun traitement approuvé.

Lanifibranor est une petite molécule orale qui exerce une activité anti-fibrotique et anti-inflammatoire ainsi qu’un effet métabolique bénéfique sur l’organisme en activant chacune des trois isoformes de PPAR : PPARα, PPARδ et PPAR𝛄.

Les PPAR sont des facteurs de transcription appartenant à la famille des récepteurs nucléaires, et qui régulent l’expression de gènes cibles. Les PPAR jouent un rôle essentiel dans la régulation de la différentiation et du développement cellulaire.

Lanifibranor est un agoniste des PPAR conçu pour agir sur les trois isoformes de PPAR de manière modérée, avec une activation équilibrée de PPARα et de PPAR𝛿, et une activation partielle de PPAR𝛄. Bien qu’il existe d’autres agonistes des PPAR n’activant qu’un ou deux isoformes de PPAR, lanifibranor est le seul agoniste pan-PPAR en cours de développement clinique. Pour une discussion approfondie sur les avantages de l’agonisme PPAR, visitez le site Internet panNASH

Lanifibranor
dans la Sclérodermie Systémique (SSc)

Notre développement de lanifibranor pour le traitement de la SSc est basé sur le rôle établi de l’activation des isoformes de PPAR dans les processus fibrotiques et inflammatoires.

Lanifibranor étant actif sur toutes les isoformes de PPAR, nous pensons que ce composé peut avoir un effet bénéfique sur toutes les phases de la pathogénie de la SSc. Par ailleurs, nous avons observé dans des études précliniques que l’administration de lanifibranor avait un impact positif sur plusieurs biomarqueurs de la fibrose chez des patients atteints de SSc.

Nous avons aussi constaté que lanifibranor était systématiquement associé à des effets antifibrotiques sur plusieurs organes touchés par la SSc. Sur la base de ces études précliniques, nous pensons que lanifibranor peut potentiellement traiter toutes les principales manifestations cliniques de la maladie, y compris au niveau de la peau, du cœur, des poumons et des reins.

Nous évaluons actuellement lanifibranor dans l’étude clinique de Phase IIb FASST pour le traitement de patients atteints de dcSSc. Nous anticipons de publier les résultats de cet essai au premier trimestre 2019 et, si ces données sont positives, nous prévoyons de démarrer le développement clinique de Phase III. Lanifibranor a obtenu la désignation de médicament orphelin de la FDA et de l’EMA pour le traitement de la SSc.

Lanifibranor
dans la Stéatohépatite Non Alcoolique (NASH)

Le rôle de l’activation des PPAR dans la régulation de chacune des quatre composantes de la NASH a été établi :

  • Métabolisme : Il a été démontré que l’activation de PPARα et de PPARδ réduit les taux de triglycérides et augmente les taux de cholestérol HDL, tandis que l’activation de PPAR𝞬 augmente la sensibilisation à l’insuline. Ces trois effets sont des marqueurs métaboliques clés chez les patients atteints de la NASH.
  • Stéatose : L’activation de PPARα et de PPAR𝞬 cible des éléments clés de la stéatose en stimulant le métabolisme des acides gras, diminuant ainsi à terme la lipogenèse.
  • Inflammation et ballonnement : L’activation de PPARα, de PPARδ et de PPAR𝞬 a été associée à des réductions statistiquement significatives de l’inflammation et du ballonnement.
  • Fibrose : L’activation de PPAR𝞬 est associée à des effets antifibrotiques tout au long du processus de fibrogenèse, depuis la production de cellules stellaires jusqu’à la production des protéines impliquées dans la fibrose, telles que le collagène et la fibronectine.

Nous développons lanifibranor pour le traitement de la NASH sur la base du rôle établi de l’activation des PPAR dans la régulation des processus métaboliques, dont la stéatose, ainsi que dans les processus inflammatoires et fibrotiques.

Lanifibranor est le seul produit candidat en cours de développement clinique ciblant les trois isoformes de PPAR. Nous pensons que cette approche pan-PPAR permet d’associer des effets anti-fibrotiques et anti-inflammatoires, ainsi que des effets bénéfiques sur le métabolisme qui ne peuvent être obtenus avec les agonistes qui ne ciblent qu’une ou deux isoformes de PPAR.